CARTILAGE ARTICULAIRE

L’oxygénothérapie hyperbare préserve la survenue de l’altération des cartilages articulaires par l’apport d’oxygène via les vaisseaux sanguins du périchondre jusqu’aux chondroblastes et chondrocytes.

Structure du tissus cartilagineux

 

Le *chondroblaste est une jeune cellule fabricant du cartilage et se transformant en *chondrocyte, cellule mature du cartilage.

*Le périchondre comprend deux couches :

  • une couche chondrogénique, interne, de cellules non différenciées qui peuvent se diviser et se différencier en chondroblastes produisant la matrice cartilagineuse,
  • une couche fibreuse, externe, dont les cellules se différencient en fibroblastes qui sécrètent des fibres de collagène typiques.

 

Le cartilage est un tissu in-vasculaire. La nature de son matériel intercellulaire abondant permet la diffusion de l’O2 et des substances nutritives à partir des vaisseaux sanguins irriguant la surface du périchondre* jusqu’aux chondroblastes* et chondrocytes*, puis du CO2 et des déchets métaboliques en sens inverse.

Ainsi, le cartilage croît de deux façons :

  • Par croissance interstitielle, par division des chondroblastes centraux et leur production de matériel intercellulaire, possible tant que la matrice cartilagineuse est assez molle et malléable pour permettre cet ajout.
  • Par apposition, par addition de chondroblastes de la couche chondrogénique du périchondre et leur production de matériel inter-cellulaire. La croissance du cartilage disparaît presque complètement avec l’âge.

 

Le liquide synovial ou synovie, est le liquide qui se trouve au niveau des espaces articulaires. A la fois transparent et visqueux, le liquide synovial ressemble à la texture du « blanc d’œuf cru ». Son principal rôle est d’assurer la lubrification des articulations. Il sert également à « nourrir » le cartilage.

 

L’arthrose

Dans le cas d’arthrose déclarée… si l’oxygénothérapie ne répare pas ce qui est définitivement altéré, elle peut permettre d’éviter une aggravation et de soulager les douleurs dues au syndrome inflammatoire du processus arthrosique.

L’oxygénothérapie hyperbare permet par le phénomène de pression (loi de Henry) de transmettre l’oxygène au liquide synovial et produit ainsi une néo-vascularisation (création de nouveaux vaisseaux sanguins). Utilisée de manière préventive, l’oxygénothérapie hyperbare retarde la dégénérescence du cartilage.

L’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Elle se caractérise par la destruction du cartilage qui s’étend à toutes les structures de l’articulation, notamment l’os et le tissu synovial.

 

Le cartilage, qui tapisse les extrémités osseuses d’une articulation et leur permet de glisser l’une sur l’autre, perd en épaisseur, se fissure et finit par disparaître, entraînant des douleurs et un handicap majeur avec une perte de mobilité.

On n’a pas identifié de cause unique qui serait responsable des différentes formes d’arthrose. C’est une maladie multifactorielle, dont on ne retrouve la cause précise que dans certains cas.
L’arthrose est favorisée par le vieillissement et par l’utilisation excessive ou défectueuse d’une articulation. Elle peut être liée tout simplement à un excès de poids, dans le cas de la hanche, du genou et de la cheville. Elle peut aussi apparaître chez des sportifs de haut niveau et chez certains travailleurs manuels, du fait de traumatismes minimes mais répétés : on parle alors de microtraumatismes. Enfin, une malformation, en particulier au niveau de la hanche (luxation congénitale de la hanche), défaut d’axes (genou, cheville) ou post-traumatique peuvent être à l’origine de son développement progressif.

Le cartilage qui recouvre les os au niveau de leur surface articulaire s’use, s’amincit et parfois disparaît complètement. Le mécanisme est dit dégénératif, ce qui le distingue des affections inflammatoires (diverses arthrites), infectieuses et métaboliques (goutte).

 

L’apport en oxygène au niveau articulaire est assuré par imbibition du liquide synovial. Une des conséquences de ce mode d’apport en oxygène est la formation au sein du cartilage d’un gradient d’oxygène. La tension en oxygène est de 10% au niveau de la couche la plus superficielle et inférieure à 1% dans la couche la plus profonde du cartilage. Le métabolisme de base des chondrocytes varie donc selon leur localisation au sein du tissu cartilagineux. De plus, la tension en oxygène du fluide synovial varie elle-même en fonction du statut inflammatoire et fonctionnel de l’articulation.