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CONTRE-INDICATIONS, EFFETS INDÉSIRABLES

CONTRE INDICATIONS

Si l’oxygénothérapie est un traitement qui ne présente pas de contre-indications significatives, il est important de prendre quelques précautions avant une première session.

Il est nécessaire de renseigner un questionnaire soumis à l’utilisateur, existe-t-il :

– Une inflammation rhino-pharyngée (sinusite, rhume…) pouvant faire obstacle à une respiration correcte.

– Une fragilité particulière ou des antécédents de chirurgie de l’oreille interne? Les changements de pression pouvant alors être contre-indiqués ou nécessiter une attention particulière.

– Un syndrome de claustrophobie ? Les séances nécessitant de placer l’utilisateur dans une chambre hermétiquement fermée pendant une heure, il est préférable de s’assurer que l’utilisateur ne souffre pas de claustrophobie.

 

Les contre-indications absolues sont :

Pour les cas suivants (liste non exhaustive) il est conseillé d’avoir l’avis de son médecin avant de commencer une session :

– Pneumothorax

– Maladies pulmonaires obstructives chroniques.

– Pneumonie par Pneumocystic carinii.

– Infections respiratoires supérieures.

– Troubles convulsifs (épilepsie).

– Fièvre d’origine inconnue.

– Grossesse.

– Anémie sphérocytaire.

– Alcoolo-dépendance traitée par Disulfirame.

– Traitements chimiothérapiques: Doxorubicine, adriamycine, hydroxydaunorubicine,

– Traitement antimicrobien: Sulfamylon (acétate de mafénide). Liste non exhaustive.

– Porteurs de pace-maker implantés avant 2009.

– Séjour prolongé en altitude.

EFFETS SECONDAIRES INDÉSIRABLES

  • Barotrauma et douleurs auriculaires

Lors de la montée en pression, certains utilisateurs peuvent être sensibles au changement de pression à l’intérieur de la chambre. Cela se traduit par une sensation « d’oreilles bouchées » (comme lors d’un décollage ou d’un atterrissage en avion).

Pour réduire et éviter cette sensation désagréable, il est conseillé de mâcher, d’avaler, ou de bailler. Cette sensation cesse dès que la pression de 1.3 ATA est atteinte.

Si cette sensation est trop douloureuse alors que la pression maximale n’est pas atteinte, il faut éteindre immédiatement le compresseur d’air ou bien tourner lentement la valve de pression/décompression vers la position « OPEN » afin de réduire la vitesse de pressurisation.

Lorsque l’utilisateur se sent mieux, la montée en pression peut reprendre en rebranchant le compresseur d’air ou en tournant lentement la valve de pression/décompression vers la position « CLOSE ».

Exceptionnellement, le sujet peut présenter un barotrauma des sinus et des gencives.

  • Sécheresse buccale

L’utilisateur peut également ressentir une sécheresse buccale lors de la montée en pression, celle-ci s’atténue spontanément dès que la pression de 1.3 ATA est atteinte.

La température de la chambre peut augmenter un peu pendant sa mise sous pression. Lorsque la pression de 1.3 ATA est atteinte, les soupapes automatiques de décompression commencent à évacuer l’air chaud de la chambre.

  • La toxicité neurologique par hyperoxie (1 cas sur 10 000)*

La toxicité neurologique par hyperoxie n’a jamais été observée aux pressions utilisées (1.3 ATA) par nos chambres hyperbares. Il s’agit d’une complication liée à une fréquence et des durées non contrôlée de sessions d’oxygénothérapie chez des utilisateurs soumis à de hautes pressions (supérieures à 1.6 ATA).

La durée de nos sessions ne peut être supérieure à 90mn au rythme d’une session par jour MAXIMUM pendant la première semaine ou sur 10 jours, ensuite nous recommandons une à deux sessions par semaine seulement.

 

L’hyperoxie consiste en une augmentation anormale de la concentration d’oxygène dans l’organisme, c’est-à-dire à plus de 21%. Une pression artérielle normale se situe entre 170 et 500 hPa (hectopascal). Dès qu’elle est supérieure à 500 hPa à l’inspiration, on peut parler d’hyperoxie. Une accumulation d’oxygène entraîne une surproduction de radicaux libres qui abîment les membranes cellulaires. L’hyperoxie provoque des spasmes musculaires violents, puis des convulsions, et enfin une reprise progressive de la conscience. La personne qui souffre d’hyperoxie doit être prise en charge en urgence pour éviter des effets neurotoxiques sur son organisme.